AU COEUR DE LASCAUX  posté le lundi 16 janvier 2006 14:33

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Une petite camomille et au lit.


AU COEUR DE LASCAUX


Type : Jeu d'aventure à la 1ère personne
Genre :  ocre et silex


Enfin un jeu d'aventure qui se déroule avant l'invention de l'écriture ! Vous incarnez Arok, un jeune homme du paléolithique qui part à la recherche d'un maître de peinture. Il le retrouvera après bien des aventures à Lascaux.

Les graphismes sont très beaux, et rappelleront à ceux qui l'ont fait, ceux de Retour sur l'Île Mystérieuse du même studio (Kheops). l´interface est agréable.

Globalement, les énigmes sont assez simples, mais il faut parfois chercher longtemps, elles sont dans l´ensemble belles et poétiques. Et une idée, assez originale pour être soulignée : les énigmes sont quelquefois résolues métaphoriquement, sous la forme de peintures rupestres en mouvement.

On apprend beaucoup sur les techniques paléolithiques en faisant par soi-même un certain nombre d´objets ou en découvrant l´usage d´objets déjà fabriqués. Il est de plus très agréable de se promener dans ces environnements encore sauvages, peuplés d'animaux aujourd'hui rarissimes (coucou, petit cheval de Prjevalski !).

La base documentaire est intéressante, bien que trop succincte (mais bon, ceux qui voudront en savoir plus n´auront qu´à s´acheter un dictionnaire de la préhistoire^^).

Bilan : excellent petit jeu mais vite fini... prenons notre temps !

 
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Jack L'Éventreur : New York 1901  posté le vendredi 13 janvier 2006 13:52

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James Palmer n’a pourtant pas une tête à « claque ».

 

JACK L’ÉVENTREUR : NEW YORK 1901

 

Type : jeu d’aventure à la 1ère personne

Genre : enquête plan-plan

 

 

Vous êtes James Palmer, un reporter du New York Today, qui doit enquêter sur des crimes qui ressemblent fort à ceux de Jack l’Eventreur.

Malgré ses qualités, ce jeu n’est malheureusement pas à la hauteur. La reconstitution du Low Side de New York au tout début du 20ème siècle est très soigneuse (les locaux d’un journal quotidien, une agence de détectives, les rues du quartier) mais elle aurait pu être mieux mise en valeur, par davantage de détails par exemple, ou la possibilité de faire des gros plans plus souvent. De plus le rendu des environnements est trop flou. L’ambiance sonore, sauf peut-être certains bruitages de rue, est assez convaincante et efficace.

L’intrigue se suit sans ennui jusqu’à la fin, mais on n’a pas l’impression de faire un jeu. Il n’y a aucune énigme. Comme l’histoire est extrêmement linéaire, on ne bute que sur des actions qu’on n’a pas accomplies, on qu’on a accomplies dans le mauvais ordre.

Les quelques cinématiques sont décevantes : trop rapides, elles ne sont pas assez explicites. Le jeu est trop court (pas assez difficile) et les possibilités offertes au joueur sont quasiment nulles. La fin est ridicule et incompréhensible. 

Reste l’idée originale du jeu : vous pouvez assister tous les soirs au spectacle d’Abigaïl (attendrissant).

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STILL LIFE  posté le mercredi 11 janvier 2006 13:10

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Gus n’a pas besoin de se fournir en lingerie.

STILL LIFE

Type : jeu d’aventure à la 3ème personne

Genre : enquête en famille

Je viens de refaire ce jeu qui confirme toutes ses qualités : un scénario bien construit, une enquête passionnante, des graphismes splendides, des personnages bien campés, une ambiance réussie, dans le registre qui glace les os. Cependant, rassurez-vous, s’il y a bien quelques images sanglantes, c’est loin d’être aussi « gore » que ce que l’on peut voir dans de nombreux films/séries. Ne vous privez donc pas d’un aussi bon jeu (sauf si vous êtes hémophobe).

L’essentiel du jeu est une enquête de très bonne facture, enfin plus exactement deux enquêtes entremêlées, menées en parallèle par Victoria MacPherson à Chicago en 2005 et son grand-père (Gus MacPherson, vu dans Post-Mortem) à Prague en 1929. La séduction du jeu est au top, on est subjugué à chaque tableau par la précision du détail, qui fait beaucoup dans la crédibilité des environnements.

Il y a peu d’énigmes à proprement parler, quelques puzzles assez mollement intégrés au scénario. Le jeu se déroule un peu comme un film. Une exception notable : la serrure de l’atelier du peintre, un joli casse-tête. L’épreuve des cookies n’est difficile qu’en raison de l’erreur de traduction.

Les cinématiques sont bien construites, explicites, avec des cadrages soignés. L’ambiance musicale, par nappes sonores, est très efficace et contribue à la montée de l’angoisse tout au long du jeu.

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Sybéria  posté le samedi 07 janvier 2006 21:08

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Je bois...pour oublier... que je suis un ivrogne.

SYBÉRIA 1 et 2


Type : Jeu d'aventure à la 3ème personne
Genre : voyage initiatique


Deux jeux pour une seule histoire


    On se demande souvent lequel des deux jeux on a préféré. La question n’est pas si simple. Lorsque j´ai joué les deux opus de Sybéria dans la foulée, l´unité narrative de l´ensemble m´est apparue très clairement. Pour moi, c´est une seule et même histoire. Cela dit, j´ai ressenti des différences flagrantes entre les ambiances des deux volets. La structure de Sybéria 1 est vraiment intéressante, elle fait un peu penser à celle du Petit Prince : Kate débarque dans différents lieux et fait la rencontre de drôles d´individus (notamment les trois parodiques recteurs de l´université de Barrockstadt, et aussi le "poste-frontière" qui scrute le cosaque!). La succession de tableaux aussi surprenants et différents que possible a quelque chose d´extrêmement attachant.

    Dans Sybéria 2, les décors sont magnifiques, certes. La qualité graphique a été améliorée tout en gardant une homogénéité par rapport à Sybéria 1, ce qui est appréciable. Le fait qu´il y ait un changement dans l´orientation du scénario n´a rien d´étonnant dans la mesure où Kate, ayant retrouvé Hans, devient de ce fait l´accompagnatrice d´un vieil homme passif (car malade) qui n´aspire qu´à accomplir son rêve. L´ajout d´énigmes incluant des animaux est, je trouve, une très bonne idée (ça me rappelle l´Amerzone).

 

Une aventure magique


Cette aventure, réunissant Sybéria 1 et 2, est magique. L´effet de surprise n´étant plus là, c´est peut-être ce qui explique que le second volet l´est un peu moins. Mais je suis tout sauf déçue par ces jeux magnifiques. J´attends d´ailleurs avec impatience la sortie de Paradise, dont le scénario semble renouer avec l´Amerzone et Syberia 1 (chic, chic, chic !  ).



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Sybéria 2  posté le samedi 07 janvier 2006 16:40

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Attention, moines méchants...


Un hic dans Sybéria 2 ?


Petite digression

    J´aimerais m´arrêter sur l´épisode du monastère "orthodoxe" du froid sibérien. C´est un superbe monastère, avec des bulbes rutilants, une atmosphère mystérieuse...mais voilà : les moines sont tonsurés (!!?) et parlent le latin (re-!!!?). Dans ces contrées-là, la langue liturgique est plutôt le slavon, ou le grec à la rigueur... Quant à la tonsure, c´est un usage strictement occidental : les popes et les moines orthodoxes sont plutôt chevelus et barbus (très oriental). Je passe sur la robe de bure à capuche, qui évoque les franciscains du Nom de la Rose (à ce propos, l´ambiance du monastère de Sybéria m´y fait beaucoup penser), mais je m´arrête à nouveau sur l´église. Elle est splendide : éclairages, couleurs, on sentirait presque l´encens. Seulement, les peintures sont encore une fois très occidentales et me rappellent des manuscrits parisiens du moyen âge : pas très sibérien tout ça !   (Ah si ! Il y a quelques fragments d´icônes orthodoxes au fond de l´église, ouf !). Au passage, j´ai apprécié la réserve eucharistique, très...catholique.

    Je me doute bien que les villes, les paysages, les personnages rencontrés par Kate au cours de son voyage sont purement imaginaires, et n´ont aucun caractère réaliste ou historique. Cependant, pour construire un dépaysement cohérent, il aurait peut-être fallu se documenter davantage, cela aurait renforcé l´ambiance et le voyage. En y repensant, si ça se trouve, c’était un monastère Uniate…



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