Qui sommes-nous dans Myst et ses suites ?  posté le dimanche 26 mars 2006 21:35

Blog de nounouogg : Myst, Uru etc., Qui sommes-nous dans Myst et ses suites ?


ENQUÊTE INACHEVÉE SUR L’ÉTRANGER

L'Étranger : c’est ainsi que l’on appelle le joueur dans la série des Myst. Quand l’équipe Cyan Works a créé Myst et Riven, elle souhaitait que le joueur ait l’impression d’être réellement présent, explorant librement les mondes étranges qu’ils avaient inventés. Le principe du jeu à la 1ère personne, plutôt qu’à la 3ème, facilitait l’immersion.
L’Étranger n’a pas de nom, nous ne l’entendons jamais s’exprimer, nous ne voyons aucune partie de son corps ni n’entendons le bruit de ses pas. Les personnages qu’il rencontre s’adressent à lui, sans attendre de réponse.
S’il existe d’autres jeux à la première personne dont le protagoniste est un personnage anonyme, sans histoire particulière, que les joueurs sont libres de prétendre incarner «personnellement», l’originalité de la série Myst est de proposer à l’identification un personnage qui a existé, ou plus exactement qui a une réalité dans l’histoire même de la série, mais qui a été volontairement désincarné pour faciliter l’immersion.


Aux origines de l’Étranger, aux origines de Myst.

En 1991, dans l’univers parallèle d’Uru, une étonnante découverte sur un site archéologique du Nouveau Mexique a révolutionné le monde du jeu vidéo. Trois hommes, Branch (gentleman qui à découvert les premiers vestiges D’ni), Elias Zandi (archéologue spécialisé dans le sud-ouest des E.U.), et Richard A. Watson (historien D’ni, responsable du CRD) mettent au jour la brillante civilisation disparue des D’ni. Ils découvrent également les journaux d’Atrus, Catherine et Yeesha et bientôt d’autres textes qui les éclaireront sur cette civilisation énigmatique. Ces sources écrites aussi bien en anglais qu’en langues inconnues, mentionnent à plusieurs reprises un homme, surnommé l’Étranger, qui devint l’ami d’Atrus en lui rendant maints services.
C’est par l’intermédiaire de Jeff Zandi, le fils d’Elias, que les frères Robyn et Rand Miller (fondateurs de Cyan Worlds) prennent connaissance de ces documents. Ils décident bientôt d’adapter la trame narrative de ces journaux et d’en faire un jeu vidéo d’un nouveau genre : Myst.


Portrait en creux.

Nous ne savons pas grand-chose de cet homme qui est maintes fois venu en aide à Atrus et à sa famille. Tout mène à penser que l’Étranger est un humain né sur la Terre, vivant au Nouveau-Mexique au début du 19ème siècle. On sait depuis Uru que le livre de Myst est tombé à travers la faille aux étoiles quelque part dans l’Eddy County au Nouveau Mexique.
L’Étranger est probablement anglophone, car le professeur R. A. Watson, qui a conduit le chantier de restauration du CRD, a précisé que les journaux d’Atrus étaient écrits en anglais. Pour pouvoir aider Atrus, l’ami providentiel a bien dû déchiffrer ces textes. Il est donc exclu que ce soit un hispanique ou un amérindien comme cela avait été tout d’abord suggéré.


Chronologie des apparitions de l’Étranger dans la série Myst :

1806 : L’Étranger se promenant à proximité du volcan, là où tombe ce qui vient de la fissure de Riven, trouve le livre de liaison menant à Myst. Peu de temps après, il touche l’image mouvante et se retrouve projeté sur une île inconnue, Myst. Ses déductions le mènent à K’veer, où Atrus a été enfermé par ses fils.
Un mois après avoir été libéré, Atrus fait de nouveau appel à son ami pour piéger Gehn et libérer Catherine à Riven. L’Étranger, s’acquittant brillamment de cette tâche, est incité par Atrus à sauter dans la fissure de Riven, ce qui le ramène sur Terre.

1816 : Atrus invite son ami à Tomahna, un âge qui se trouve sur Terre, pas loin du volcan (actuellement au Nouveau Mexique). L’Étranger peut ainsi revoir Catherine et se réjouir de la naissance de la petite Yeesha. L’arrivée brutale de Saavedro, qui s’empare du livre de Releeshahn, oblige l’ami d’Atrus à intervenir de nouveau. Il s’en tire encore une fois comme un chef, en récupérant intact le livre de Releeshahn, et en rendant sa liberté à Saavedro.

1826 : L’Étranger, invité par Atrus, retourne à Tomahna. Cette fois, un incident électrique éloigne Atrus et l’enlèvement de Yeesha par ses frères pousse l’Etranger à voler seul au secours de la fillette.

Il semble néanmoins évident que l’Étranger se rend beaucoup plus souvent auprès d’Atrus et sa famille que ne nous le montrent les jeux, c’est ce que suggère nettement la familiarité avec laquelle Yeesha s’adresse à « nous » au début de Myst IV Revelation.


Dans Myst V : qui incarnons-nous ?

Le mystère subsiste. "Merci mon vieil ami", nous dit Atrus à la (bonne) fin du jeu, ce qui laisse penser qu’il s’agit du même Étranger que dans Myst et Riven.
Pourtant, puisque Atrus et Yeesha de Myst End of Ages sont devenus vieux, l’ami d’Atrus devrait avoir près de 200 ans ! Chose inconcevable, à moins qu’il ait du sang D’ni dans les veines...



lien permanent

Myst V : End of Ages  posté le mercredi 08 mars 2006 23:37

Blog de nounouogg : Myst, Uru etc., Myst V : End of Ages

Taghira : l'Âge de glace qui ne vous laissera pas de marbre.



MYST V : End of Ages. Last but not least ?


Le scénario du dernier Myst est relativement riche, avec trois « philosophies » qui s’affrontent, personnifiées par trois archétypes. Esher, le nostalgique aigri de la puissance des D’ni, incarne la volonté de puissance, sèche et brutale. Yeesha, partagée entre son aspiration à l’humilité et son profond désir de gloire, à qui son orgueil crie qu’elle est le bâtisseur, incarne la corruptibilité de l’âme. Enfin, les Bahros, qui servent humblement, soumis au pouvoir de la tablette, incarnent l’humilité bien sûr, mais aussi l’attente patiente de la délivrance.

 

Chaque âge visité a une histoire qui lui est propre et un style particulier.  De nombreux indices laissés à l’attention du visiteur, les interventions d’Esher bien écrites (en anglais du moins), les journaux de Yeesha rédigés dans un style emphatique et crypté, font qu’on est très facilement séduits et intrigués par nos explorations.

 

La 3D apporte une indéniable liberté d’exploration. C’est en fait le moteur qui était déjà utilisé dans Uru, avec quelques améliorations. Sans permettre la richesse des détails qu’on pouvait trouver dans les décors pré calculés des précédents Myst, cette technique, bien maîtrisée, offre des paysages très beaux et variés. Les effets d’eau et de ciel mouvants sont une vraie réussite. L’application de textures photo réalistes est en revanche assez inégale.

 

Ce cinquième Myst n'est pas un mauvais jeu. Il a beaucoup de qualités, dont celle de nous faire découvrir de nouveaux Âges complètement oniriques. Je n'ai vraiment pas boudé mon plaisir à Todelmer, planétarium somptueux à ciel ouvert, ou à Noloben, île roussâtre entourée par des vagues d’eau limpide. Comme beaucoup, j'ai été un peu déçue par les énigmes et par la petitesse des âges. C'est vrai que j'aurais sans doute préféré une extension d'Uru, avec notamment une version plus étoffée de Direbo, mais ça n'aurait à l'évidence pas été très commercial de la part de Cyan. J'espère toujours qu'ils remettront ça, apparemment c’est en route !


Jeu sorti en septembre 2005
Studio : Cyan
Édité par Ubisoft
1 DVD-rom PC / Mac

lien permanent